Un petit mot sur ma soirée de la veille en attendant la livraison de mon nouveau canapé.

Il y a des sujets dans la vie sur lequel tout le monde a un truc à dire. Passer le permis par exemple, est un sujet ultra porteur, où chacun peut raconter une petite anecdote. « Et quand l’inspecteur a posé sa main sur le volant, j’ai compris que je n’aurai pas le permis !», peut-on entendre par exemple. « Ah oui ? Moi, c’est quand il a mis la main sur le frein à main ! » Voilà un exemple-type de sujet sur lequel presque n’importe qui peut s’exprimer.

Les travaux font partie de ces thématiques porteuses, mais dans le négatif. Prononcez le mot « travaux » en soirée, et quelques grimaces s’afficheront aussitôt devant vous. « Oh, m’en parle pas, c’était l’horreur ! », pourrez-vous entendre. « Oh, m’en parle pas, je suis en plein dedans, ça n’en finit pas ! » ; « Oh, ne m’en parle pas, je dois repeindre la porte depuis 6 mois ! » Et tout le monde commencera à en parler.

Il se trouve qu’hier, je suis allée à une soirée bretonne à Paris (je fais moi-même partie du clan finistérien). Parmi les invités de la soirée, il y avait un couple qui venait d’acheter son appartement, et qui avait récemment monté sa cuisine au 5ème étage, un jeune homme qui refait sa salle de bains, et une jeune femme qui s’apprête à refaire sa salle de bains. Et moi qui n’en pas encore tout à fait fini avec les travaux… à ce stade, on n’en était plus à évoquer éventuellement les travaux pendant 5 petites minutes. Le sujet a occupé une bonne demie-heure, au moins ! Bien entendu au cours de la soirée, des histoires de trav-horreur ont circulé !

 « Non, ne parlons plus de travaux… », a gémit le jeune homme au cours de la soirée, ajoutant amèrement : « en même temps depuis que je suis arrivé je ne fais que ça ». Sa compagne, elle, a passé la soirée de manière très bretonne, in vino veritas, elle ne voulait plus partir de la soirée pour aller retrouver leur appartement en chantier.

Le jeune homme qui refait sa salle de bains, lui fait cinq minutes de sport au Club Med Gym tous les matins pour y prendre sa douche.

Finalement les travaux, c'est un peu du masochisme optimiste. Sur le moment, c'est effectivement l'enfer. Mais au final, si l'on accepte de souffrir, c'est pour mieux en profiter après. Parfois même, il paraît même que l'on peut se demander " Bon sang, pourquoi ne les avais-je pas fait avant?" Mais ça, c'est une autre histoire.

A bientôt, chers internautes!

Votre Cloclo